HISTOIRE DE LA TUNISIE

on mercredi, 03 janvier 2018. Posted in Histoire

Chronique de Noël devant Notre-Dame de Paris

Crédit photo : Planetware

C’est à Notre-Dame de Paris que je vous invite pour cette chronique de Noël. Il y a quelques jours, je me suis retrouvé dans cette église et sur son parvis, à la recherche d’impressions parisiennes et parfois, de souvenirs enfouis. Cette église de Notre-Dame, je l’ai observée pendant deux longues heures, suivant la course du soleil sur sa façade, comptant et recomptant les effigies, étudiant chaque détail qui me semblait significatif.

D’abord, cette église me renvoyait à l’époque où les familles tunisiennes recevaient de nombreuses cartes postales de France. Ces cartes représentaient la Tour Eiffel, l’Opéra, le Sacré-Cœur et d’autres lieux emblématiques de Paris ou de Marseille dont le château d’If ou la Canebière étaient des images tout aussi familières. Ainsi, en arrivant pour la toute première fois devant Notre-Dame, j’évoluais en terrain connu et retrouvais des images profondément inscrites dans ma mémoire. Cette sensation de déjà-vu, je la retrouve souvent à Paris. Elle est plus forte devant Notre-Dame mais m’accompagne en permanence, là où me mènent mes pas. D’autres églises parisiennes sont des compagnes d’espérance depuis fort longtemps. Il en est ainsi de la petite église de Saint-Julien le Pauvre. J’y avais assisté avec des miss libanaises à une messe de minuit qui à ma grande surprise, avait été prononcée en araméen, la langue du Christ. Je me souviendrai toujours de ce moment de grâce que l’austérité de l’édifice rendait encore plus puissant et pénétrant.

Je pourrais citer bien des églises qui, dans Paris, m’ont toujours attiré comme le feraient des aimants. Saint-Sulpice, Saint-Germain et aussi la belle église dédiée à Saint-Paul et Saint-Louis, que je traverse parfois lorsque je me promène dans le Marais, à la recherche des îles parisiennes, nichées au cœur de la Seine. Devant Notre-Dame, les bâtisseurs de cathédrales semblent s’activer sous mes yeux, prenant les visages de milliers de touristes de tous les continents. Ici, je me sens évoluer dans une sorte de Babel métaphorique où tout le monde parle le même langage de la beauté, dans la diversité et le tumulte des patois. Images de paix et de sérénité alors que le soleil joue avec la pierre et que la pierre joue avec la foi.

Crédit photo : Planetware

Ce sont ces images précises, cette paix palpable devant le plus émouvant des sanctuaires, que je voudrais vous adresser en guise de message de Noël et de vœux en partage. Sachez-le : elle veille sur nous tous, cette dame qui s’est élevée dans les cieux et que nous entourons de notre respect universel. C’est avec ce reflet marial que je vous salue, amis lecteurs, ce reflet de soleil qui caresse un vitrail, cette foule bigarrée qui se presse sur le parvis, cette promesse de paix qui n’est pas un vain mot, ce gage d’amour qui conjure toutes les terreurs et les violences.

Quelques bars oubliés du Tunis d’antan

Par Hatem Bourial

Le Paris Bar | CP : mangeonsbien.com

Evoquer la chronique des bars de la capitale revient en général à se plonger avec délices dans les grandes artères de Tunis.

Ainsi, selon les générations, on vous parlera du Triomphe, du Normandie ou du Prado qui se trouvaient tous sur l’actuelle avenue Bourguiba. On vous parlera aussi des non moins fameux Max, Marignan, Rossini et autres Paris Bar qui se trouvaient aussi sur la même avenue.

Bien sûr, remonter l’avenue de Paris ou celle de Carthage fera renaître le souvenir de quelques bistrots oubliés car, c’est connu, à Tunis, les troquets ne manquaient pas.

Citons pour le plaisir le Colibri, Chez Paul, Chez les Nègres ou le Don Camillo. Et n’oublions pas le Perroquet, le Cléopâtre ou le Canigou. Enfin, ayons une pensée pour le Florence, le Coquille et l’incontournable Café de Paris. Certaines de ces enseignes existent toujours mais, faut-il l’avouer, l’ambiance a bien changé… Et pas pour le mieux !

Le Café de Paris dans les années 1960

| CP : delcampe.net Une photo colorée du Paris Bar dans les années 1950 | CP : harissa

Dans cette histoire des bars tunisois, je pourrais aussi citer le Marius, le Lido et le Bar Parisien qui se trouvent toujours place Barcelone. Mais je convoquerai plutôt la mémoire de deux bistrots de la Petite Sicile devenus des cafés.

Il s’agit de la Nouvelle Escale et aussi de la Mouette qui ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils furent.

De même, Bab el Khadhra a dans le passé compté plusieurs bars à l’image du Bar des Vosges qui se trouvait avenue Marcellin Berthelot (aujourd’hui Chedli Kallala). C’était aussi le cas de Bab Carthagena avec le fameux bistrot Olympia qui se trouvait au 33, rue des Protestants. Rien que d’évoquer l’Olympia est de nature à nous renvoyer au souvenir du Passage et de ses bistrots qui s’étalaient du Soleil Levant au Floréal en passant par le Lucullus. Bars d’hier dont les noms résonnent comme un chapelet de joie partagée et un inventaire des plus surréalistes, que ne désavouerait pas le grand Prévert…

Onze photos inédites de la grande synagogue de Tunis

Dans quelques jours, la grande synagogue de Tunis célébrera ses 80 années d’existence.

Ce sanctuaire religieux qui se trouve sur l’avenue de la Liberté a en effet été fondé en 1937 et constitue depuis la plus importante synagogue de la capitale. Dans le temps, ce quartier de La Fayette réunissait une importante communauté juive, réduite aujourd’hui à sa plus simple expression.

Cette synagogue demeure toutefois un témoin essentiel de la vie juive en Tunisie. On y retrouve par exemple des plaques commémoratives qui renseignent sur les grandes familles. Restaurée il y a plus d’une vingtaine d’années, cette synagogue est également d’une grande beauté avec ses volumes des plus amples et ses vitraux.

Elle continue à accueillir les fidèles et abrite des célébrations à chaque grande fête religieuse. En une dizaine de photos, nous vous proposons de poser un regard neuf ou nostalgique sur l’un des plus importants lieux de culte de la capitale 

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