ÉDITORIAL : HISTOIRE DE LA GALETTE DES ROIS DE L'EPIPHANIE

on jeudi, 11 janvier 2018.

Dans l'imaginaire chrétien, la galette des rois fait référence aux trois rois mages

qui, guidés par une étoile, se sont rendus à Bethléem, pour se recueillir devant la crèche où serait né Jésus, offrant à l'enfant de précieux présents. Mais on apprend vite, en se penchant sur la question, que l'Epiphanie (ou son équivalent) était déjà fêtée bien avant l'avènement de la religion chrétienne.

Il faut remonter au XIIIe ou au XIVe siècle pour retrouver les premières traces du partage d'une galette lors de l'Epiphanie. Une galette, coupée en autant de portions que de convives plus une : la "part du pauvre", c'est-à-dire destinée au premier nécessiteux qui se présentait. On parle d'abord d'un gâteau doré et de forme ronde, une description qui peut rappeler le soleil et donc le culte des Saturnales, également lié au solstice, d'hiver comme d'été. Pendant ces festivités de 7 jours, les excès étaient permis et il était d'usage d'offrir des gâteaux à son entourage. Une tradition qui, au Moyen-Age, est devenue celle du "gâteau des rois". Pour certains, l'appellation viendrait de la redevance qu'il fallait verser à son seigneur à la même époque. Redevance généralement accompagnée elle-même d'un gâteau.

Les origines de la galette

Le 6 janvier, c’est le jour de l’Epiphanie, une fête qui correspond au jour où les rois mages arrivèrent jusqu’à Jésus. Rapport avec la galette ? La galette est une tradition française qui remonte au XIIIe siècle. La coutume voulait qu’on partage une galette en autant de portions que d’invités +1, cette part supplémentaire étant « la part du Bon Dieu » donnée au premier pauvre qui passait par là. L’Eglise institua cette tradition lors de l’Epiphanie.

La coutume

La tradition veut que le plus jeune des invités se cache sous la table pour décider de la distribution des parts. Celui qui obtient la fève devient le roi de la journée et une couronne est placée sur sa tête. Selon la coutume, celui qui a la fève désigne son roi ou sa reine et l’embrasse. D’autres traditions moins glamour ? Celui qui obtient la fève doit payer la prochaine galette, balancer sa fève dans le verre d’un invité qu’on élit roi ou reine.

Les origines de la fève

Si la galette est française, la fève, elle, est romaine et elle remonte aux fêtes des Saturnales : les Romains cachaient une pièce en argent ou en or dans un morceau de pain. Celui qui la trouvait était élu « roi du jour ». Au XVIIIe siècle, les fèves en porcelaine firent leur apparition. Même si la porcelaine, c’est pas top pour les dents (comme les fèves en métal d’ailleurs), on huuuurle devant une fève en plastique, trop moche. Le pire ? Une galette sans fève et/ou sans couronne. Ou comment flinguer une tradition…

PS : vous collectionnez les fèves ? Alors vous êtes « fabophile ».

La galette sous toutes ses formes

On connaît tous la version classique à la frangipane. Mais il en existe d’autres. Dans le Sud de la France, on préfère couronne briochée à la fleur d’oranger. En Franche-Comté, c’est la galette comtoise à base de pâte à chou. A la Nouvelle-Orléans, dans le sud des Etats-Unis, on célèbre l’Epiphanie avec le King Cake, sorte d’énorme donut brioché avec la fève en plein milieu. À Casablanca, certains pâtissiers ont de l’imagination aussi, comme Sekkat ou Fauchon et leurs galettes frangipane-chocolat, ou bien Gapi et la version aux pommes ou, plus étonnante, framboise-pistache. 

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