MOTS BIZARRE, VOUS AVEZ DIT BIZARRE ?

on mercredi, 03 janvier 2018. Posted in Divers

EXPRESSION-EXPLICATION

Quelle est l’origine de « garde-chiourme » ?

Un « garde-chiourme » désigne toute personne sévère en charge de la surveillance d’un lieu et dont le caractère est jugé brutal et autoritaire. A l’origine, durant l’Antiquité, le terme « chiourme » était utilisé pour les chants qui donnaient la cadence aux rameurs sur les galères navigantes en Mer Méditerranée. Accompagnés le plus souvent de tambours, ces chants donnaient aux forçats le rythme de l’effort qu’ils étaient contraints de produire pour faire avancer leur embarcation plus rapidement qu’à la seule force du vent dans les voiles. Ainsi par extension le mot « la chiourme » s’est mis à désigner les galériens euxmêmes, tantôt rameurs volontaires, tantôt esclaves ou repris de justice. Pour s’assurer que ces hommes ne faiblissaient pas, un gardien muni d’un fouet les surveillait. Ce « garde-chiourme » prenant place dans la cale aux côtés des galériens faisait souvent preuve de la plus grande brutalité.

Pourquoi dit-on « tenir le haut du pavé » ?

Celui qui « tient le haut du pavé » profite d’une position sociale élevée. Il ne s’agit pas ici de surmonter un seul pavé, mais un ensemble de pavés situés plus haut que les autres. Les rues en France n’ont pas toujours été goudronnées et plates. Au Moyen Âge elles étaient pavés et concaves. Ainsi la chaussée était plus basse au centre que sur les côtés, là où elles rejoignaient les murs des maisons. Dans la partie centrale les eaux usées coulaient. En l’absence de trottoir les passants marchaient donc sur les parties plus élevées. Or il était de coutume lorsque deux personnes se croisaient, que la moins fortunée quitte la partie haute pour la laisser libre à la personne la plus riche. L’étroitesse des rues empêchait en effet que deux individus restent au même niveau. La personne de la classe sociale la plus élevée tenait donc toujours le « haut du pavé » afin de ne pas salir ses vêtements dans la partie basse.

Pourquoi dit-on « une tête de turc » ?

Une « tête de turc » est une personne cible de sarcasmes, moqueries et mauvais traitements de façon répétée. Il est le souffre-douleur d’un ou de plusieurs individus. Le peuple turc fut pendant des siècles associés à la barbarie et la cruauté. D’où l’expression « fort comme un turc ». « Tête de turc » date du 19ème siècle. A cette époque on trouvait dans les fêtes foraines, un jeu constitué d’une sorte de dynamomètre présentant ce qui se voulait être une tête de turc qu’il fallait frapper. Le but était en effet de la cogner le plus fort possible afin que sa force soit mesurée sur une échelle graduée. L’idée d’acharnement porté par l’expression vient du vif succès rencontré par cette attraction. Elle donnait à voir une foule maltraitant une tête enturbannée, s’adonner à une maltraitance collective à l’égard de la représentation d’un seul individu.

Pourquoi dit-on « tout schuss » ?

Sur les pistes de ski ou dans les stations de montagne, on peut entendre de telle personne qu’elle a dévalé la pente « tout schuss ». Cela signifie qu’elle a adopté une position aérodynamique particulière et a suivi le plus court des chemins, la ligne droite. Elle est descendue à toute vitesse, à tombeau ouvert ! Cette expression largement cantonnée aux domaines enneigés est née au 20ème siècle. Elle puise ses origines dans la langue allemande, dans laquelle elle signifie un « coup de feu ». Ainsi le skieur qui va « tout schuss » suit la même trajectoire qu’une balle tirée d’un revolver du haut de la piste vers le bas. Il va tout droit et très vite. L’expression est si associée au ski que la mascotte des Jeux olympiques d’hiver de 1968 à Grenoble fut nommée « Schuss le skieur ». Avec son pied unique en forme d’éclair elle symbolisait parfaitement l’idée de vitesse.

D’où vient l’expression « une note salée » ?

Une note ou une addition « salée » est une facture d’un montant élevé. Cette expression exprime aussi l’idée que la somme à payer est bien supérieure à celle anticipée. Passée la surprise qu’elle peut représenter, celui qui doit s’en acquitter peut s’interroger légitimement sur l’origine de son appellation ! Deux hypothèses existent. Selon la première, on la doit à une taxe du Moyen âge portant sur le sel, appelée « gabelle ». La vente du sel était à l’époque un monopole royal. Or ce produit était pour la population le seul moyen de conserver les aliments. S’appliquant à un produit indispensable aux foyers, la taxe fut très impopulaire et à l’origine de révoltes et soulèvements. Selon une autre hypothèse, l’expression s’explique tout simplement par le goût du sel. Saupoudré en trop grande quantité sur un plat il le rend difficile à avaler, à l’image de l’addition qui resterait en travers de la gorge de celui-ci qui serait dans l’obligation de s’en acquitter.

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